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Les 100 plus riches d’Europe



Les Allemands et les Russes trustent le classement  des milliardaires du Vieux-Continent. Un tiers de ces ultrariches réside en Suisse.

Par Luigino Canal, le 6 juin 2012

Pour la première fois, Bilan propose un classement des 100 plus grandes fortunes d’Europe. Il fournit une typologie de la richesse du Vieux-Continent. Première constatation: il faut posséder au moins 5 milliards de francs pour entrer dans ce palmarès. C’est Ingvar Kamprad, le fondateur d’Ikea, qui occupe la première place. Mais le montant de son patrimoine est sujet à controverse car le résident d’Epalinges a transféré l’essentiel de sa fortune dans sa fondation philanthropique. Selon que l’on comptabilise ou non ce transfert, les estimations de son patrimoine varient de 3 à 37,5 milliards de dollars. Le numéro deux est l’Espagnol Amancio Ortega Gaona, créateur de la marque d’habits Zara et propriétaire d’Inditex, le troisième plus grand groupe textile du monde. Vêtements toujours pour la famille Brenninkmeijer qui possède la chaîne de magasins C&A. L’industrie textile est d’ailleurs très présente dans notre liste puisqu’on trouve aussi les fondateurs d’H&M, la famille Benetton ainsi que les propriétaires de diverses marques d’habits. Autre constat, les activités de la «vieille économie» dominent largement le classement. Les secteurs des nouvelles technologies (internet, téléphonie mobile, etc.) sont quasi absents dans le palmarès. Les fortunes européennes se sont bâties surtout via des activités traditionnelles comme le commerce de détail (Ikea, Aldi, Lidl), le textile, les matières premières ou l’industrie des métaux. Le secteur du luxe contribue aussi largement à la richesse des créateurs de label prestigieux (Chanel, Hermès, LVMH). Des familles, souvent inconnues, possèdent des marques que le grand public consomme tous les jours sans savoir à qui elles appartiennent. Quel est le point commun entre les parfums Calvin Klein, le produit anticalcaire Calgon, la lessive Woolite, les médicaments Nurofen et Strepsil, les préservatifs Durex et les chaussures Bally? Ces marques célèbres font partie du portefeuille de la discrète famille austro-allemande Reimann, par l’intermédiaire de leur holding Joh. A. Benckiser. Un empire qui s’est bâti sur six générations depuis 1823. Autre famille allemande peu connue, les Henkel, qui commercialisent des détergents (Mir, Super Croix, Xtra, Minidou, Le Chat, etc.), des cosmétiques (Schwarzkopf, FA, Mont Saint Michel)  et des colles (Rubson, Pattex, Pritt). Enfin, la famille Herz qui distribue le café Tchibo et qui possède des participations dans des marques comme Escada, Nivea, La Prairie et Hansaplast. Par nationalité, le podium est occupé par les Allemands (28), devant les ressortissants russes ou de l’ex-URSS (26). La troisième marche est partagée par les Français et les Suisses (9 chacun). Suivent les Italiens avec 7 présences.

 

Russes self-made-men

 

L’origine de leur richesse est très différente. Les Européens de l’Ouest sont surtout des héritiers d’entreprise familiale. On en dénombre 48. Des descendants qui ont su non seulement pérenniser l’entreprise familiale, mais aussi la développer en s’adaptant aux changements. En revanche, les milliardaires russes sont essentiellement des self-made-men, souvent parti au bas de l’échelle. Ces hommes d’affaires opportunistes ont fait fortune sur les décombres de l’URSS. Ils ont profité de la vague de privation qui a déferlé sur le pays dans les années 1990 pour acquérir au rabais les anciennes entreprises d’Etat. Industrie, métallurgie, matière première, énergie, transport, banque: la grande braderie postsoviétique a fait la fortune de ces oligarques.  Désormais milliardaires, ces entrepreneurs craignent une contagion des problèmes de la zone euro sur l’économie russe et placent leurs fonds à l’abri à l’étranger. Selon le ministère russe de l’Economie, 8 milliards de dollars ont quitté la Russie en avril, pour un total de 35,1 milliards depuis le début de l’année 2012. L’an dernier, cet exode a atteint 84 milliards de dollars. Certains, comme Viktor Vekselberg ou Gennadi Timtchenko, ont trouvé refuge en Suisse. D’ailleurs, 29 des 100 grandes fortunes d’Europe habitent dans notre pays.
 

Les 100 plus grandes fortunes d'Europe

 







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